Un patrimoine bâti riche

Un patrimoine architectural riche, témoin des occupations humaines successives.

  • Sur l’archipel des Iles Sanguinaires les présences humaines ont laissé plusieurs traces : la tour carrée de Castelluccio datant  probablement du XVIIIème siècle, les vestiges d’un lazaret (1807), un sémaphore désarmé (1865), et le célèbre phare (1845) de la nouvelle d’Alphonse Daudet dans Les lettres de mon moulin.
 

Les propriétaires successifs de l’archipel : 

⇒ Cet archipel demeura propriété de la famille Ponte pendant 3 siècles. Le premier bail fut conclu entre Gio Géronimo Ponte et la République de Gênes en 1640, en contrepartie d’une rente de 40 lires génoises et la promesse d’y planter « au moins douze mille pieds de vigne, six cents arbres, des céréales et une maisonnette » !

86 ans plus tard, l’un de ses descendants attesta devant notaire que 7 000 à 8 000 pieds de vigne y étaient plantés, quantité qui ne devait pas excéder 1 hectare de superficie sur les 37 hectares que compte l’île.

⇒ Après maints rebondissements, les héritiers de la famille Ponte vendent l’île en 1935 à Léon Berthomieu industriel à Juan-les-Pins et Georges Delinon ; le premier décéda accidentellement un an plus tard et le second revendit sa part à Justin Lambert, hôtelier à Juan-les-pins, en 1943.

⇒ Cet hôtelier revendit à son tour sa part en 1959 à la Société Civile Immobilière des Iles Sanguinaires. Les ambitions immobilières de cette SCI (constructions d’un port de plaisance, de deux hôtels, d’un complexe de distractions et même d’un téléphérique), ne peuvent être réalisées en raison de l’inscription « des îles et aux rochers » à l’inventaire des sites dont la conservation présente un intérêt général, depuis le 6 janvier 1936.

⇒ Les propriétaires ne pouvant mener à bien leur projet décidèrent de vendre ; le Conseil Général de la Corse s’en porte acquéreur en 1973 pour la somme de 500 000 Francs.

  • Sur la presqu’île de la Parata, une ancienne casemate datant de la Seconde Guerre mondiale, atteste la présence militaire. Elle constitue un point de vue stratégique sur le fond du Golfe d’Ajaccio.


  • A cala di Reta, derrière la Maison du Grand Site, une chapelle y a été édifiée en 1953 par l’Armée de l’air afin d’y célébrer le service religieux pour les militaires présents sur le site à l’époque occupé par l’Armée.
    Devant cette chapelle, une stèle a été érigée en 1982 à la mémoire des morts de la Guerre d’Algérie ; elle est également devenue un lieu de commémoration.


Plans cadastraux des Iles Sanguinaires et de la pointe de la Parata :

Le plan Terrier des Iles Sanguinaires et de la pointe de la Parata 1770 – 1795


Source : Archives départementales 2A cote 1C172

Il mentionne les trois tours :

La tour carrée de Castelluccio

Le plan Terrier fait apparaitre pour la première fois la tour de Castellucio, ce qui permet de dater sa construction au cours du XVIIIème.

La tour « Sanguinara di mare »

A la place du phare actuel, se dressait une tour génoise, ici appelé « Torra (…) di feno » puis « Sanguinara di mare », en opposition à celle de la Parata appelé « Sanguinara di terra ».
Cette tour génoise fut construite vers 1590 sur le point culminant de Mezu Mare.

La tour « Sanguinara di terra »

L’actuelle tour de la Parata est désignée sur le plan Terrier « Torra della Parata » ; elle fut construite en 1550 et défendue par trois torregiani (un chef et deux soldats).

Le plan napoléonien 1843

Plan napoléonien de la pointe de la Parata 1847

Source : Archives départementales 2A cote 3 PFi 004/35

                  

Plan napoléonien de Mezu Mare 1843


Source : Archives départementales 2A 3 PFi 004/36


Zoom sur le lazaret et le phare 1843


Source : Archives départementales 2A 3 PFi 004/36

N° de plans :
860
: Phare / 
862 : terre / 863 : écurie / 864 : cimetière
865-866 : écurie / 868-867 : maisons / 878 : pâture

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