Le milieu marin

 

LA POSIDONIE

Nom latin: posidonia oceanica

Plante à fleur et non une algue, qui a donc des racines et qui fleurit d’une manière irrégulière en Corse (annuellement en Afrique du nord).

Floraison : dépend apparemment de la température de l’eau.
Elle vit de 0 à 40m de profondeur, pousse très lentement : 1cm/an et ne vit qu’en Méditerranée.

Rôle primordial dans l’écosystème méditerranéen :

Elle forme des herbiers et constitue la nourriture, un abri ainsi qu’une véritable nurserie pour de nombreux poissons. Elle protège le littoral de l’attaque de plus en plus violente des tempêtes: au fond de l’eau grâce à leurs longues feuilles qui freinent les rouleaux tandis, sur la plage avec les banquettes de feuilles mortes qui amortissent l’impact des vagues sur la plage et évitent que le sable ne soit arraché.

Elle fournit une grosse partie de l’oxygène (14 litres au m2 en été) de la mer, (autant que la forêt amazonienne).

 

 


© Antonin Guilbert
Agence des aires marines protégées


© Christel Gérardin

 LITHOPHYLLES ou ALGUES DE PIERRE

Nom latin : Lithophyllum expansum

Ces algues sont entièrement calcifiées (aspect pierreux) de couleur rose ou violacée

Elles forment un trottoir calcaire à la limite entre l’eau et l’air. Ces algues sont les premières menacée par le réchauffement climatique et surtout par la montée du niveau de la mer qui en découlera. En effet la production de ce trottoir est très lent et ne peut se faire qu’en contact avec l’air. D’après les prévisions, le niveau de la mer montera plus vite que la production de calcaire, qui ne pourra plus se faire.

 

© Florian Holon
Agence des aires marines protégées

LA GRANDE NACRE

Nom latin: pinna nobilis

C’est le plus grand coquillage du monde avec le bénitier. Longtemps pêchée pour la confection de lampes, elle est aujourd’hui principalement menacée par les ancres de bateaux (une des raisons pour laquelle il ne faut absolument pas jeter l’ancre dans les herbiers) et l’ignorance des baigneurs qui tentent de l’arracher aux fonds, la brisant à coup sûr en tirant dessus. Elle sert de protection aux crustacées comme les langoustes et homards. 

 

© P. Francour Parc national de Port-Cros

LES CETACES :

On observe 18 espèces en Méditerranée, mais 8 sont vraiment communes (du plus commun au plus rare) :

le dauphin bleu et blanc (stenella coeruleoalba)

Le rorqual commun (balaenoptera physalus)

Globicéphale noir (globicephala melas)

Dauphin de Risso (Grampus griseus)
Grand dauphin (tursiops truncatus)

Dauphin commun (delphinus delphis)

Cachalot commun (physeter macrocephalus)

Baleine à bec de cuvier (ziphius cavirostris)

Tous les cétacés sont protégés

Tout en se nourrissant dans la même zone, les cétacés ne se concurrencent pas : les baleines mangeant le zooplancton plutôt la nuit en surface, les dauphins chassant en groupe dans les bancs de poissons, le cachalots et les baleines à bec traquant les grands calamars jusqu’à 2000m de profondeur.

La France, Monaco et l’Italie ont signé un accord pour instaurer un sanctuaire de protection des cétacés en Méditerranée. Pelagos a été créé dans le but de protéger les cétacés contre toute cause de perturbation provenant des activités humaines. Le sanctuaire a pour objectif de concilier activité humaine et préservation des habitats et des espèces.

Les plus fréquents dans le golfe d’Ajaccio sont les grands dauphins.

 

 

 

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