La Tour génoise de la Parata fait partie d’un réseau de 90 tours construites par les génois durant le XVIème siècle afin de surveiller les côtes corses des invasions barbaresques.
Edifiée, au sommet de la presqu’île de la Parata, elle jouit d’une position stratégique à
l’entrée du Golfe d’Ajaccio.
Depuis 1995, cette presqu’île est classée au titre de la loi de 1930, en raison de son
caractère pittoresque, tout comme les îles Sanguinaires depuis 1974.
Cet ensemble formé par les Iles Sanguinaires et de la pointe de la Parata, constitue un
espace naturel remarquable bénéficiant de plusieurs niveaux de protection. Il fait partie du européen Natura 2000, en tant que zone spéciale de conservation des habitats et de zone de protection spéciale des oiseaux. Il est également inventorié en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type I au regard des espèces et des habitats qui s’y trouvent.
Labellisé Grand Site de France en 2017, la préservation environnementale, et paysagère du site est au cœur du projet de territoire mené par le Syndicat mixte, gestionnaire du Grand Site. Ce projet de territoire vise également à la préservation de son patrimoine architectural.
En effet, le Grand Site compte plusieurs édifices patrimoniaux de grande qualité
architecturale et historique : phare, sémaphore, tours…
La tour de la Parata en est l’un des éléments patrimoniaux les plus emblématique.
Son architecture devait répondre à la fois aux besoins militaires, de défense, et à l’accueil des « torregiani », gardiens des tours.
DESCRIPTION DE LA TOUR :
La tour se compose en partie inférieure d’une citerne d’eau alimentée par les eaux
pluviales provenant de la plateforme. Ensuite, au R1, une salle voutée enduite d’un
mélange à la chaux servait de lieu de vie et avait un rôle militaire avec la disposition
d’une cantonnière et l’utilisation du foyer pour réaliser les signaux de fumée sur la plateforme.
Au 1er étage, une autre salle voutée servait également de lieu de vie et de poste
d’observation. Enfin, au sommet de la tour une plateforme constituait le principal lieu
d’observation et de défense par la présence de 13 mâchicoulis.
Les façades de la tour ont été construites avec deux roches présentent sur le site : la
diorite de couleur foncée et le granit de couleur claire, puis enduite de chaux. Deux
enduits différents ont été prélevés sur les façades.
Des désordres de diverses natures ont été constatés sur l’édifice, c’est pourquoi des
travaux de restauration ont été engagés depuis le mois de février 2025.
Sa position géographique la rend particulièrement sensible à l’érosion éolienne et les embruns
marins charge les maçonneries en chlorure de sodium.
Concernant les façades :
-
- Sous le cordon, un enduit en relativement bon état remplit sa fonction décorative et de
protection des maçonneries. Ponctuellement des manques sont à noter.
- Sous le cordon, un enduit en relativement bon état remplit sa fonction décorative et de
-
- Le cordon est quant à lui totalement découvert. Sa position militaire, spécifique, vient
récolter les intempéries et provoque une usure rapide de cet élément saillant.
- Le cordon est quant à lui totalement découvert. Sa position militaire, spécifique, vient
-
- Dans la partie supérieure de la tour, l’enduit est très dégradé et a pratiquement disparu sur
les surfaces les plus exposées au vent dominant (u libecciu). – Les mâchicoulis présentent une
dégradation au niveau des voutains en briques. La disparition de l’enduit associée à la faible
épaisseur de l’ouvrage a provoqué sa ruine.
La terrasse ou plate-forme :
- Dans la partie supérieure de la tour, l’enduit est très dégradé et a pratiquement disparu sur
- R+2 : La dalle présente une faiblesse localisée due aux intempéries. L’absence de couverture au niveau de la trémie de la terrasse explique cette dégradation. Due à l’érosion aérienne des enduits intérieurs, un dépôt de sable allant jusqu’à 3 cm couvre de façon inégal le sol ciment.
Coupes :
Les enduits intérieurs sont très dégradés. La disparition des fenêtres au R+1 et R+2 représente la cause principale de ce désordre.
Les aménagements anciens ou tardifs (Cheminées du R+1 et R+2) ont disparu.
L’éventuelle échelle ou escalier de communication entre le R+2 et la terrasse a également disparu.
L’échelle entre le R+1 et le R+2 est très endommagée (Barreaux manquants, un des montant est vermoulu) et inutilisable en l’état.
Les voûtains des mâchicoulis, en briques et pierres, sont ruinés sur l’ensemble de la tour.
L’enveloppe financière totale du projet s’élève à 2 645 000 €, répartie comme suit :
Union Européenne-FEDER: 1 573 435.20 euros
Agence du Tourisme de la Corse: 300 000.00 euros
Fondation du Patrimoine: 49 000.00 euros
Autofinancement du Syndicat mixte : 722 564.80 euros





